Je t'invite pour un voyage,
Ferme les yeux, concentre-toi,
Prépare-toi au décollage,
Là, ce monde n'existe pas.
Tu vois une porte et tu l'ouvres,
Et à l'intérieur, tu découvres
Un monde blanc de silence
Où toutes les couleurs dansent.
Tu y fais quelques pas,
Regardant autour de toi
Toutes ces couleurs danser,
Sans jamais discontinuer.
Et tandis que tu continues d'avancer,
Peu à peu, les teintes cessent d'exister.
Tu arrives dans un monde silencieux de couleurs
Seul existe le bruit, des bruits, remplis de douceur.
Le doux chant de l'oiseau.
Le vent dans les roseaux.
Le clapotis de l'eau.
Les vagues d'un ruisseau
L'archet d'un violon
Entame une chanson.
Les notes du piano,
Lui donne le tempo.
Peu à peu, la musique s'envole,
Et les notes font des cabrioles.
Mais déjà, s'offre à ton odorat
Le parfum de roses et de lilas.
Des odeurs, tu reconnais celles
De la muscade, de la cannelle.
Montent également à ton nez,
Mille et une senteurs épicées.
Et alors que les odeurs se couchent,
Tu sens l'eau te montant à la bouche.
Et voilà que pour ton plus grand bonheur,
Tu arrives dans le monde des saveurs.
Tu vois un grand et gros gâteau,
De ceux que tu as vus, c'est le plus beau.
Par la pensée, offre-toi une bouchée.
Je t'en prie, laisse-toi tenter.
Sens comme il est fondant.
Sens comme il est moelleux.
C'est le parfum que tu veux,
Et il était si tentant.
Dépêche-toi de terminer,
Ta bouchée, faut l'avaler.
Si tu t'es arrêté,
Remets-toi à marcher.
Continue d'avancer,
Pour enfin arriver,
Dans une salle d'or pavé
D'une infinie beauté.
Ici, tout est matière,
Et je t'offre pour terminer,
L'immense pouvoir du toucher.
Objets devants, derrières.
Laisse donc entendre tes doigts,
Le murmure de la rouge soie.
Laisse donc sentir le moindre de tes doigts,
L'arôme de ce doux chocolat.
Arrive un gros nuage,
Marquant la fin du voyage.
Attends qu'il disparaisse peu à peu,
Et tu pourras ouvrir les yeux.